01 – Les jantes

Après ces premiers 800km et ces longues descentes dévalant depuis les hauts plateaux du Jura. Ces coups de patins effrontés afin de ne pas rentrer dans le vélo de son équipier -que nous suivions de trop près- et s’arrêtant soudainement pour je ne sais quelle raison. Nos vielle jantes montrent des faiblesses. C’est d’abord la roue arrière de Marine qui nous alerte, puis viendront celles Gab. Il est vrai que ces jantes sont d’origine, et nos vélo date des années 1995 !

On aurait pu les changer avant pourrez-vous nous dire !

Oui, c’est vrai…

Mais de cette façon elles auront vécu jusqu’au bout de leur vie de jantes. En respectant leur grand âge, nous les aurons fait participer au début de cette grande aventure. Nous les mettons donc en retraite en Alsace, au premier Decathlon,  où nous les remplacerons par de toutes jeunes, très motivées (Colmar pour Marine, Strasbourg pour Gab).

L’usure de nos vielle jantes s’est caractérisée par la suspicion de fissures sur leurs flancs. Suspicions bien soupçonnées car ces suspicions se sont avérées se transformer rapidement en fissures ! De 3 a 4 cm, parallèlement à la surface de freinage et celle de gaB à même tenté et réussi à faire une traversée perpendiculaire à cette surface de freinage ! C’est vrai que les flancs présentaient quand même des creux d’au moins 1 mm!

Les kilomètres roulés avec nos jantes fissurées n’ont pas été les plus sereins. Surtout après que plusieurs de nos hôtes nous aient raconté de terribles démantèlement de jantes, allant même jusqu’à l’explosion de roues !

Alors Marine, très organisée a commandé sur internet nos pièces usées. Nous avons rendez-vous à Colmar à 12h00 pour faire changer sa roue. Elle part dans l’atelier du vendeur accompagné de son vélo chargé de tout son équipement et en ressort rapidement m’annonçant que son vélo sera prêt dans une demi-heure ! Nous attendons en piqueniquant et faisant sécher notre tente au soleil, ce qui évidemment n’est pas des plus discret sur ce parking de cette enseigne de grande distribution sportive. Cela aura eu le mérite de faire arrêter une fan de cyclotourisme et partager une chouette discussion. Finalement, le vélo ressort avec une jante toute neuve.

« Chouette, le montage de mes pignons m’a été offert ! En plus il ont dû tout démonter. Je ne sais pas comment ils ont fait avec toutes les sacoches, ils ont dû bien s’embêter ! 

Ouah, la chance ! »

Mais, (car il y a toujours un mais..), c’est bien pendant ce temps où le vélo de Marine se faisait bichonner par le technicien que sournoisement, celui de Gab, vient à s’exprimer. La jante, murmurant a son tour:

 « Hey ! Psss ! gaB ! moi aussi j’ai une toute petite fissure, moi aussi j’aimerais prendre ma retraite !

– C’est tout entendu ma chère jante. Après une courte discussion entre nous, la décision est prise : nous changerons les deux jantes du vélo de gaB. Comme cela, nos vélos ne seront pas jaloux! »

Le rendez vous est pris à Strasbourg, là où les pièces sont disponibles, et réservées. Même tintouin, arrivé sur le parking de Décathlon à 10h00. gaB démonte tout son vélo, devant les portes du magasin en espérant faciliter la tâche au mécano, un vrai atelier à ciel ouvert. Part dans le magasin avec ses deux roues et en ressort quelques minutes plus tard.

« J’suis dègue, la pose m’a été facturée. A moi, ils ne m’ont pas fait de cadeau.

-Ho zut, j’aurais dû y aller.»

Après 1h30 les nouvelles jantes sont en place, il restera encore quelques remontages à faire ultérieurement. Moralité de cette histoire : rien ne vaut mieux que le dernier moment, pour faire des choses que nous aurions pu faire bien avant !

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