15 – Sodankylä > Neiden (km 4850 – km 5260)

  • 2022/06/06 Madetkosken kyläkota – Kakslauttanen : 71km (bivouac) Le Parc National de Urho Kekkonen
  • 2022/06/07 Randonnée dans le Parc National de Urho Kekkonen
  • 2022/06/08 Kakslauttanen – Saariselkä – Rahajärvi 63km (bivouac) Les Hirondelles de rivage
  • 2022/06/09 Journée au lac de Rahajärvi
  • 2022/06/10 Rahajärvi – Toivoniementie lintutorni : 55km (bivouac) La grande tour d’observation
  • 2022/06/11 Toivoniementie lintutorni – Pekkala : 60 km (bivouac) La baignade et la Bécassine sourde
  • 2022/06/12 Pekkala – Näätämö : 79km (bivouac) La maison abandonnée
  • 2022/06/13 Näätämö – Neiden : 11 km (camping) Premier camping en Norvège

Le ciel est magnifique au-dessus du Kota, les petits cumulus sont de bonne augure pour le reste de la journée. Nous roulons assez vite et croisons quelques rennes, avant de voir au loin deux silhouettes familières arrêtées au bord de la route : des cyclistes-à-sacoches ! Un couple en voyage de noces, de Berlin aussi, qui font la route inverse, depuis le Cap Nord vers le Sud de l’Europe. Nous discutons une bonne demi-heure ensemble, échangeant des informations sur nos itinéraires respectifs et notre matériel. Ils nous recommandent un laavu (mot clé important en Finlande, pour trouver un camp), un peu à l’écart de la route, dans le Parc National de Urho Kekkonen. Il est à une distance qui nous va, et leur enthousiasme nous convainc d’y aller.

A mi-parcours, une supérette-station service un peu spéciale est l’occasion de notre halte sandwich. Ce genre de magasins vend tout ce dont on peut avoir besoin quand on habite au bout du monde : matériel de pêche, de chasse, de couture, alimentation, pièces automobiles, pharmacie, plantes, outils… Marine reste à l’extérieur en compagnie d’un beau chien blanc, dont le maître lui a donné la laisse plutôt que de l’attacher au crochet prévu sur la façade. Son poil est si soyeux et blanc qu’on lui attribue un prénom : Lumipallo (« boule de neige » en finnois). Gabriel revient tout content avec un puukko, le couteau de travail traditionnel finlandais, dans son étui en cuir. Un rêve d’enfant depuis celui qui avait été rapporté de ces mêmes contrées nordiques, à ses cousins Gaspard et Julien, il y a bien longtemps.

35 kilomètres plus loin, nous bifurquons à la hauteur de Kautanenn pour aller chercher le laavu au bout d’un sentier dans la forêt. Des cris de quémandage nous interpellent : une Mésange lapone nourrit son petit tout tremblant sur une branche de bouleau. Nous ne sommes pas assez discrets avec nos trois vélos chargés et nos gilets fluos… Les deux oiseaux s’envolent. Le laavu est en contrebas, au bord d’une rivière dont nous découvrons avec émerveillement le parcours sinueux. Gabriel y voit un lieu idéal pour installer le village de Yakari, le petit indien (voir la référence au rayon bande dessinée jeunesse). On joue à notre tour aux indiens : nous nous approprions les lieux et reprenons le feu qu’une famille, installée avant nous, nous transmet. A partir de ce moment-là, nous nous sentons chez nous. Un visiteuse en sac à dos et chaussures de montagne, arrive par le sentier de randonnée du long de la rivière. Elle s’accroupit pour prendre des photos au sol avant d’arriver vers notre camp. Marine va à sa rencontre et fait connaissance avec cette professeur de biologie de Helsinki, venue passer ses vacances au Nord du pays. Elle nous aide à identifier les papillons photographiés en Suède quelques semaines plus tôt.

Plus tard dans la soirée, Marine revient de la rivière où elle faisait la vaisselle en s’exclamant « j’ai trouvé de l’or ! ». Alexandra et Gabriel se penchent sur les paillettes dorées du creux de la main de Marine. Serait-ce possible ? Il y a en effet un village de chercheurs d’or à quelques kilomètres ! C’est la ruée vers l’or, Gabriel et Alexandra se précipitent près du pont, sur la petite plage à l’extérieur d’un méandre. Le soleil fait scintiller pleins de petites paillettes à cet endroit ! Tout compte fait, après quelques recherches sur internet, il s’agirait en réalité d’éclats de mica ou d’un autre minéral doré… Nous ne pourrons donc pas nous offrir tout de suite le Farrhad TX1000 qui nous fait rêver.

Nous avons décidé de rester une nuit de plus au laavu pour explorer la vieille forêt de Urho Kekkonen et randonner un peu plus loin sur le point culminant. L’atmosphère sèche et lumineuse révèle les couleurs pastels des lichens et fait briller le bois argenté des arbres morts. La forêt est intacte, pas de trace d’entretien, si ce n’est les chemins tracés pour les randonneurs à ski. Les arbres en chandelles sont nombreux à élever vers le ciel leurs branches noueuses qui nous racontent une croissance perturbée par la rudesse des saisons. Ils tomberont un jour au sol absorbés en humus sous les mousses et les lichens. Contrairement à toutes les forêts exploitées que nous avons traversées, celle-ci permet de dérouler le cycle naturel du vivant. Les pics creuseront leur loge dans les chandelles pour le printemps, où les chouettes prendront leur place cet hiver, les détritivores s’occuperont du bois mort et fourniront la nourriture aux oisillons à naître en été. Les lichens s’offrent en pâture aux troupeaux de rennes itinérants. Les rongeurs y trouveront aussi leur compte et termineront dans les estomacs des petits carnivores et dans les pelottes des rapaces nocturnes.

Gabriel est assis sur un arbre couché, et fait signe à Alexandra et Marine. Un gros oiseau gris-beige vient de décoller près de lui, d’un vol lourd et bruyant au ras du sol : une femelle de Grand Tétra. Cet endroit est manifestement aussi le domaine de ce grand galliforme, si l’on en croit les nombreux crottiers trouvés sur ce tapis moussu. Un peu plus loin, un gros rougequeue passe devant le sentier. Vérification aux jumelles, ce n’est pas un rougequeue, c’est un Mésangeai imitateur, de la taille d’un merle, avec la queue rousse. Marine installe la longue-vue pour mieux l’observer. Il n’est pas seul, quatre autres congénères volettent dans un pin. Le Mésangeai imitateur est appelé Geai de Sibérie en anglais. Typique des forêts septentrionales, il appartient en effet à la même famille que le Geai des chênes. On tend l’oreille pour percevoir leurs cris. Pourquoi « imitateur ? », c’est pourtant un oiseau au chant sourd qui miaule de discrets babils.

Gabriel ne se sent pas bien après le pique nique, il retourne au camp pour se reposer cet après-midi. Marine et Alexandra poursuivent le sentier pour gravir le sommet de Niilanpää. La forêt s’éclaircit à mesure que l’on approche, les bouleaux ne dépassent plus notre taille. Il sont maintenant rampants et rabougris, à l’image des genévriers de montagne, lorsque nous atteignons les pierriers de granit du flanc de la colline. Après un passage dans un névé, Marine scrute à la longue-vue le sommet. Il doit sûrement y avoir des Lagopèdes là-dedans, c’est tout à fait leur milieu. Il y a quelque chose des paysages de gneiss de l’Oisans des alpes françaises… Pas de perdrix des neiges, tant pis. Seulement deux faucons de grande stature dans le ciel, peut-être des Faucons de gerfaut ou des Faucons pèlerins ? Difficile à dire à cette distance. Ils ne sont plus que deux points sur les nuages quand nous amorçons la descente.

Le chemin du retour est détrempé et il faut choisir les bons cailloux pour ne pas s’enfoncer dans le sol mou. On plaisante avec des histoires de sables mouvants en visant les zones qui nous paraissent sûres. Notre progression se fait ainsi à grandes enjambées jusqu’à rejoindre la forêt sous le chant des Pipits spioncelles. Nous prenons une pause pour boire dans la rivière, car nous avons laissé la gourde dans le sac de Gabriel. Encore quelques kilomètres à la suivre et nous retrouvons le laavu. Un groupe de trois personnes, jumelles autour du cou, sont installées sur les bancs de l’abri. Ces ornithologues attendent un signe du Pic tridactyle qui a été observé dans les parages il y a quelques jours. Marine est désolée d’apprendre que deux Lagopèdes des alpes on été observés l’après-midi même par ces derniers. « Au sommet, et en habits d’hiver, tout blancs ! ».

10 degrés dans la tente ce Mercredi 8 Juin. Gabriel va mieux, excellente nouvelle à laquelle on ajoute le passage des 5000 km à la hauteur de Saariselkä. Nous stoppons notre convoi pour laisser passer des rennes devant nous. C’est incroyable de les observer traverser à leur rythme pour aller brouter en face. Proverbe de cervidé :« Le lichen est toujours plus savoureux de l’autre côté ! ».

Changement brutal d’ambiance, nous sommes suivis par un camping-car un peu insistant derrière nous, dans une côte. Malgré le peu de visibilité, il décide de nous doubler imprudemment, nous tendant au passage un beau doigt d’honneur, d’une main fripée à la chevalière brillante. Nous sommes tous les trois consternés, d’autant que la plaque d’immatriculation suisse était jusque-là gage de courtoisie et sympathie sur la route. Dans une descente entre Saariselka et Ivalo, Gabriel crie en anglais « regardez, la rivière coule vers le Nord ! ». Nous avons dépassé un point culminant, maintenant nous descendons avec les cours d’eau, vers la Mer de Barents. Le Varanger est à portée de pédales.

Ravitaillement à Ivalo en vue de préparer quelque chose de spécial pour fêter les 5000 kilomètres au prochain abri repéré par Gabriel. Nous quittons la E75 et au bout de 3 km de piste poussiéreuse, nous arrivons sur une petite mise à l’eau où une famille occupe déjà le laavu. Nous faisons connaissance avec un couple atypique : une femme au teint aussi clair que ses cheveux, accordéoniste passionnée de jazz manouche ayant fait des stages à Besançon (en France !), et un kirghize au sourire émaillé d’une dent en or, dresseur de chevaux dans un cirque. Leur trois enfants aux yeux bridés courent partout, se vaporisent du Fanta dans la bouche, puis carbonisent de la guimauve au-dessus des flammes. Ils n’ont pas réussi à pêcher du poisson ce soir, il faut venir plus tôt d’après eux. Après leur départ, nous grillons à notre tour notre repas de fête. Épis de maïs et pommes de terres à la braise, sauce yaourt et petits oignons frais. Un délice !

Le lendemain matin, c’est au tour d’Alexandra de se sentir mal. Impossible d’avaler quoi que ce soit ; elle passera la journée dans sa tente à se reposer et boire du thé vert. Nous démontons tout de même la nôtre par discrétion et prévoyons un programme chargé pour cette belle journée sous le soleil. Nouvelle coupe de cheveux pour Gabriel (avec les ciseaux de cuisine), séance photo du lac et de sa petite île, observations des oiseaux, pique-nique sur la plage, sieste, dîner tous les deux dans la fumée du feu : une vraie journée de vacances où nos jambes nous remercient. Cette fois-ci nous avons pu observer de très près les Mésanges lapones, venues se nourrir dans le pin derrière nous pendant notre pique-nique. Gabriel a contourné les arbres pour chercher son appareil photo et s’est ensuite confondu avec un tronc, l’appareil braqué sur les petits oiseaux. Une des mésanges est venue se poser à moins d’un mètre au-dessus de sa tête, si près qu’il redoutait une fiente de sa part sur l’objectif !

Vendredi 10 Juin, la température baisse. La journée de repos pour Alexandra a été bénéfique et nous sommes tous les trois de nouveau sur nos vélos, en route pour Inari. Les successions de lacs parsemés de blocs de granit émergés, nous font penser au côtes du Finistère, en Bretagne. Alexandra nous dit « la route est si belle, il faut qu’on prenne une photo au prochain lac !». Pause suivante, nous rencontrons un groupe de personnes contemplant le paysage. Un homme en chemise à carreaux et bretelles, courbé par l’âge, nous demande d’où l’on vient et ajoute aussitôt : « Moi, je suis d’ici ». Nous entamons la conversation, et au bout d’un moment, il fait l’aller-retour au coffre de sa voiture et revient avec un livre dans les mains. Ce sont ses mémoires, illustrées de ses dessins à l’encre et de photos d’un autre siècle. Cet homme a connu une brillante carrière d’ingénieur civil, et a travaillé en Indonésie, en Egypte, en Iran. Aventurier audacieux, il a navigué en canoë des Iles Lofoten (Norvège) jusqu’à Inari ! Sur une des pages qu’il feuillette pour nous, on le reconnaît, jeune, faire face aux machines prêtes à abattre une forêt. C’est ainsi que nous avons brièvement aperçu ce qu’est devenu après tant d’aventures Harald Helander, activiste finlandais ayant quitté sa carrière pour revenir à ses racines et se dédier à la protection du patrimoine naturel de Laponie. Parmi ses luttes : les anciennes forêts de Laponie, le Réservoir de Vuoto, et la lac d’Inari, le plus grand au-delà du cercle polaire.

Le paysage défile sous nous roues : de plus en plus d’enrochements et d’espaces dégagés, sans arbres. On croise beaucoup de rennes avant d’arriver au pied d’une grande tour d’observation ornithologique. L’escalier d’accès à la tour en bois est raide et vertigineux. En haut, un homme est déjà en place avec sa longue-vue, les yeux dans les jumelles qu’il baisse à notre arrivée. « Any interesting birds ? » s’enquiert Marine. Il lui dresse la liste des espèces observées avec un accent très anglais et lui demande en retour si le Durbec des sapins et le Bruant rustique font partie de celles qu’on a observées. « Pas encore ». Puis il nous montre quelques photos prises pendant son séjour en Finlande en digiscopie (appareil photo couplé à la longue-vue) : un élan, des Jaseurs boréaux, un mâle de Bruant nain, des Sizerins flammés… On entend justement les sizerins se rapprocher ! Un peu plus tard, nous observons une femelle de Busard des roseaux longer une ligne d’arbre entre deux eaux. Et c’est la fête pour les Bécassines des marais. Elles sont nombreuses à danser dans le ciel ce soir. Leur chorégraphie ? Un vol en zigzag pour prendre de la hauteur suivi d’un piqué qui fait vibrer les plumes de la queue ; ce qui produit un son chevrotant que l’on pourrait assimiler à celui d’un gros insectes. « Brrzzzzzz ! »

Nous installons le camp à proximité, derrière une haie d’arbres, à l’abri des regards. Gabriel est réveillé à plusieurs reprises par un oiseau qu’il ne reconnaît pas. Il se lève trois à quatre fois pour aller le voir car il chante tout près de la tente. Le matin, en faisant sa toilette, il réussit à le prendre en photo. C’est le Bruant des roseaux, que l’on renomme « Bruyant » des roseaux pour avoir chanté à tue-tête de 23h à 6h du matin. Il est temps de plier. Dernière ascension à la tour d’observation avant le départ. Après quelques kilomètres, nous nous trouvons à une bifurcation cruciale : nous quittons enfin la route E75 (que nous suivons depuis deux semaines) et empruntons maintenant la route 92 en direction de Kirkenes, ville du Sud du Varanger. C’est un itinéraire secondaire, sans commerce avant la zone frontalière, à trois jours de vélo.

Ce soir, nous devrons utiliser le filtre à eau pour la première fois, à défaut d’avoir pu trouver un point d’eau potable. Le bivouac que nous trouvons est sur le bord d’un lac près de Pekkala. Il fait encore assez chaud pour que Alexandra et Marine osent une baignade, puis nous nous retrouvons près du réchaud. La piste qui mène à notre campement est jonchée de crottes d’élan : en verra-t-on cette nuit ? Nous entendons brièvement le chant de la Bécassine sourde avant de nous coucher.

Dimanche 12 Juin, il a plu dans la nuit. Nous visons le camping de Näätämö, à 71 km. Grosse journée sous la pluie, un vrai crachin breton qui transporte Gabriel dans ses souvenirs de vacances dans le Morbihan chez ses grand-parents. On pédale vite, avec une chose en tête : arriver au camping et prendre une douche chaude. Nous atteignons Näätämö en fin de journée, mais l’on s’arrête en premier faire quelques courses en vue d’un bon repas. La supérette est extraordinaire, un vrai lieu de vie où l’on prend le café et où l’on vend de tout : du poêle à bois aux pièces de motoneige, de la viande de renne séchée aux raquettes anti-moustique. Nous suivons les panneaux signalant le camping, trop contents d’arriver. Mais c’est étrange, le signe « caravane » est barré sur les panneaux et le lieu est désert… La réception est fermée, nous sommes tous les trois dépités car nous avons compris que ce camping n’existe plus. Pas de douche ce soir. Une femme sort de l’intérieur du bâtiment les bras chargés de caisses de pelotes de laine. Elle nous lance froidement « fermé le weekend » et ne s’arrête même pas. Nous envisageons le plan B : retourner en arrière sur le terrain d’une vieille maison abandonnée, aperçue 3 km en amont. Pendant notre repas, les moustiques s’invitent par centaines. C’est la première fois qu’ils sont aussi nombreux à nous attaquer et nous ne tardons pas à nous réfugier dans les tentes. A l’intérieur de la moustiquaire, nous sommes maintenant guettés par une centaine de paires d’yeux, attiré par notre chaleur. Nous nous endormons dans le bourdonnement des nuages de moustiques. Le lendemain matin, nous écourtons notre café car ils sont trop virulents.

Lundi 13 Juin. Aujourd’hui nous fêtons deux événements : le passage de la frontière norvégienne et l’anniversaire d’Alexandra ! Séance photo sur cette ligne imaginaire matérialisée par un passage anti-bétail et des panneaux en plusieurs langues. Nous posons nos sacoches 9km plus loin, au premier camping norvégien de Neiden. Les trois cyclistes se précipitent alors à la douche et sur la machine à laver. Nous passons un dernier après-midi ensemble, car Alexandra reprend la route vers 20h, en direction de Kirkenes où elle prendra le bateau jusqu’au Cap Nord. En ce qui nous concerne, nous y resterons 3 nuits pour prendre le temps de rédiger nos deux épisodes finlandais et reprendre des forces avant la Péninsule du Varanger.

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12 réflexions sur “15 – Sodankylä > Neiden (km 4850 – km 5260)

  1. Quels plaisirs de lire chacun de vos billets si bien documentés et agrémentés de magnifiques photos…
    Bravo pour vos 5000 !

    1. Salut Hélène,
      Merci pour ton message et tes encouragements tout le long de l’aventure ! Bientôt des nouvelles fraîches du nord. On espère que tout va bien aux Boidans.

  2. Que c’est passionnant de vous suivre dans vos pérégrinations ! Nous adorons vous lire. Bravo pour ces 5000 premiers km. Vous allez revenir affûtés avec des oiseaux plein. Les mirettes. Nous avons eu la visite d’Edouard et d’Alexis à Macon ça nous a bien fait plaisir. Nous pensons bien à vous. Grosses bises.

  3. Je viens de rattraper mon retard de lecture et je me suis régalée à suivre vos aventures ! À Grenoble c’est la canicule j’ai du mal à imaginer que vous avez froid !! Bravo encore pour ce beau voyage et merci de nous le faire partager !

  4. Tellement romanesque et aventureux ! Je vous relis et vous relis…
    Le plein de bises plumeuses et duveteuses
    Pierre

    1. On te fait de grosses bises de poussins d’Huitrier pie qui trébuchent sur les cailloux pour rejoindre leurs parents !! On pense bien à toi depuis le port de Vardø, en doudoune dans le brouillard, pendant que les norvégiens sont en T-shirt et tongues…

    1. Merci, c’est super sympa ton petit mot!
      Ça nous fait très plaisir de savoir que tu nous suis. On passera à Espinasse avec les vélos au retour. Pour fêter les 12 000, hahaha ! Grosse bise à toute la symfamily !

  5. C’est tellement beau ce que vous faites..et ces paysages enchanteurs…Merci pour ces belles photos. Bises. Bénédicte et Thierry.

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